Partenariat National de l'Eau - PNE - Burkina Faso LES TROPHÉES DE L’EAU LE 02 DÉCEMBRE 2016
 

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Discours de la petite ambassadrice du projet "Solution by children" aux autorités pour la nuit des Trophées de l’eau, 1ère édition

Excellence Monsieur le président de l’Assemblée Nationale
Monsieur le Ministre de l’eau et de l’assainissement,
Monsieur le chargé d’affaire de la coopération Suédoise et monsieur le représentant Résident de la banque mondiale, co-parrains ;
Leurs excellences, messieurs les ambassadeurs ;
Monsieur le président du Comité d’organisation ;
Mesdames, messieurs les acteurs de l’eau et de l’assainissement ;
Chers parents ;
Les biologistes nous ont appris qu’à l’état de fœtus, nous démarrons la vie en étant constitués à 99% d’eau, à la naissance, nous sommes pour 90% d’eau et arrivés à l’âge adulte le pourcentage est de 70 %. Je ne sais pas trop, mais 70% de quelque chose, cela doit être important.
Excellence Monsieur le président,
Le Week-end dernier, dans notre quartier, il y avait coupure d’eau. À la maison, personne n’a pu se laver, n’en parlons pas de faire la vaisselle, il n’y avait pas d’eau dans la chasse, tout était sale. Je voyais des gens qui défilaient avec des bidons de partout et quand j’ai demandé à ma mère, elle m’a dit que ces gens-là étaient à la recherche de l’eau. Maman m’a alors expliqué qu’on ne pouvait pas vivre sans eau. Elle a ajouté que pour cultiver, pour construire les écoles, les dispensaires et que pour toutes les activités de développement, l’eau était indispensable. J’ai compris que cette ressource irremplaçable était incontournable. Je me suis dit si je deviens grande, je vais m’engager pour faire en sorte que cette ressource soit disponible pour toutes et pour tous en quantité et en qualité.
Mais quand je regarde autour de moi, j’ai bien peur, et mon papa qui à 40 ans me l’a confirmé en me disant qu’il y a 30 ans que l’eau était plus disponible qu’aujourd’hui.
Notre environnement se meurt. Nos ressources naturelles sont en pleine dégradation, comparativement aux trente dernières années. Par exemple, regardons la gestion des ressources en eau, regardons les forêts (si forêts il y a) regardons la faune (si faune il y a encore), regardons surtout comment nous gaspillons le peu qui reste, regardons la souffrance que nous lui infligeons.
Par nos actions, nos ressources en eau se meurent, nos forêts se meurent, la faune aussi, notre environnement agonise et il me parait injuste que l’on puisse rester passif. Lors d’une sortie éducative, j’ai eu la chance et en même temps le désarroi de comprendre que les barrages de Ouagadougou sont en train de disparaître au vu et au su de tout le monde. Pire, chaque jour, nos chers maraichers, et nous chers usagers de tous ordres portont un coup un peu plus fatal que précédemment. Et bonjour les inondations à Ouagadougou.
Combien d’années reste-t-il donc pour que nous, enfants, ne connaissions ces barrages que de nom ? Que dire de nos enfants ? Cela s’appelle certainement de la « non-assistance à l’eau en danger ».
Qui nous donne, qui vous donne ce droit et ce privilège beaucoup trop dangereux ?
Alors, je me dis, si je dois attendre d’être grande pour gérer l’eau, je risque probablement de ne rien avoir à gérer et pourquoi, ne pas m’engager dès maintenant ?
C’est pourquoi, nous enfants, nous demandons votre appui à travers le projet « solution by children » pour apporter notre contribution à la gestion de la ressource la plus précieuse de l’humanité : l’eau.
Excellence monsieur le président de l’assemblée, monsieur le ministre, messieurs les co-parrains, chers parents, tel était notre message, notre contribution. Soyez généreux.
La solution est en toi maman, elle est aussi en toi papa, elle est en chacun de nous.
Excellente Nuit des Trophée de l’eau et de l’assainissement.
Je vous remercie !!!!

Inspiré de « mon rêve pour le Burkina Faso
Les défis d’un pays post insurrectionnel » de Dibi Alfred MILLOGO